L'objectif du concept One Health, illustré par ces différents travaux en cours au sein de l'Inrae, est simple : “produire des connaissances et éclairer dans leur prise de décisions l'ensemble des acteurs concernés par ces enjeux de santé publique”.  A l'automne prochain, l'Institut fera un nouveau point, cette fois-ci concentré sur les substances toxiques se retrouvant dans notre chaîne alimentaire.

“Le mouvement One Health (“une seule santé”), initié au début des années 2000, fait suite à la recrudescence et à l'émergence de maladies infectieuses, en raison notamment de la mondialisation des échanges. Le principe [de One Health] est simple : la protection de la santé de l'Homme passe par la santé de l'animal et celle de l'ensemble des écosystèmes”, peut-on lire sur le site de l'Inrae. Alors que nous traversons une période de pandémie mondiale, comme l'explique Philippe Mauguin, PDG de l'Inrae, il est important de rappeler que 60 % des maladies infectieuses humaines proviennent du monde animal : c'est la zoonose. De plus, 70 % de ces maladies nous sont transmises par les animaux sauvages. L'objectif de cet Institut qui a vu le jour en janvier 2020, au travers de One Health, est de démontrer le lien entre la dégradation de la biodiversité et l'émergence de ces nouvelles zoonoses. Pour cela, plusieurs départements et unités de recherche de l'Inrae consacrent leurs études aux facteurs de dégradation et des pressions imposées sur l'ensemble des écosystèmes. “La problématique des conséquences directes et indirectes de différents facteurs de l'environnement sur les santés [...] est un sujet de préoccupation pour l'Inrae”, explique Thierry Caquet, Directeur Scientifique-Environnement de l'Institut.


Cette discipline tient une place particulière dans l’approche One Health s’appuie sur le fait que certains animaux souffrent d'un grand nombre de maladies bactériennes, virales, parasitaires aigües ou chroniques (maladies cardiovasculaires, cancer, diabète, asthme, arthrite..) que les humains et que certaines de ces maladies peuvent passer de l’animal à l’homme et réciproquement (grippe, tuberculose par ex.). Certaines maladies ont même été détectées et étudiées chez l’animal bien avant d’être reconnues chez l'homme (l’insuffisance cardiaque induite par le stress en élevage ou dans la faune sauvage a été décrite une trentaine d'années avant d’être reconnue chez l'homme23. Des médecins et anatomistes de l’antiquité avaient bien compris que la dissection et l'étude des animaux malades pouvait aider à comprendre les maladies humaines24, notamment pour les troubles musculo-squelettiques. De Galen à William Harvey, l’anatomique comparative et les études physiologiques utilisant des animaux ont permis des progrès importants en médecine (c’est par exemple ainsi que Frederick Banting et Charles Best ont découvert l'insuline25).
Making the decision to cleanse your body is great! It shows that you’re taking your health seriously and trying to make positive changes. However, rather than trying cleansing plans, doctors recommend living an overall healthier lifestyle instead. There’s really just no substitute for a healthy diet, regular exercise, lots of sleep, and cutting out harmful habits like smoking and drinking. By making these changes, you can successfully cleanse your body and enjoy the benefits.
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