Le mouvement One Health souhaite développer des synergies qui feront – selon lui – mieux progresser les soins de santé au 21e siècle ainsi que la recherche biomédicale, tout en améliorant l'efficacité des dispositifs de santé publique, grâce notamment un à élargissement et meilleur partage des connaissances scientifiques, l'amélioration de la formation médicale et de l’efficacité des soins cliniques.

↑ Revenir plus haut en : a b c et d Position française sur le concept « One Health/Une seule santé » : Pour une approche intégrée de la santé face à la mondialisation des risques sanitaires French Position on the One Health Concept: For an Integrated Approach to Health in View of the Globalization of Health Risks Document de travail stratégique Strategic Working Document [archive] Août 2011, PDF, 32 pages
Droit d'auteur : les textes sont disponibles sous licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence.
L´Editeur décline toute responsabilité quant à la fiabilité et quant à l´utilisation qui pourrait être faite des informations et données figurant sur le Site Verif.com. L'Editeur ne saurait être tenu pour responsable des conséquences, ainsi que de tout dommage, direct ou indirect, qui pourraient découler de l'utilisation des informations et données présentes sur le Site Verif.com.
Le département de Santé Animale de l'Institut, dirigé par Muriel Vayssier-Taussat, étudie les interactions entre la santé animale et humaine. “Pour préserver la santé de l'Homme, une des voies est de préserver la santé animale” explique-t-elle. Mais cette protection ne doit pas être menée n'importe comment. Ces dernières années, il a été observé que la résistance aux antibiotiques avait largement augmenté chez de nombreux animaux dû à un usage massif. Ceci contribue à l'apparition de nouveaux virus plus résistants et donc potentiellement plus facilement transmissibles à l'Homme. L'unité Génétique Animale et Biologie Intégrative, dirigée par Claire Rogel-Gaillard, se consacre à l'étude de la diversité génomique en élevage, et son lien avec les santés : “Comment sélectionner des animaux qui vont être en bonne santé [...] tout en limitant l'usage d'anti-infectieux et en réduisant l'empreinte environnementale ? Il y a en fait un lien assez fort entre la durabilité des systèmes d'élevage et la santé des Hommes et animaux de la Terre.” A l'aide de travaux sur la variabilité individuelle des réponses immunitaires (aux maladies et aux vaccins) sur les animaux d'élevage, Mme Rogel-Gaillard explique qu'il “n'existe pas d'animal complètement optimal dans toutes les conditions et dans tous les environnements [...]. Une génétique optimale dans un environnement peut ne pas être optimale dans un autre.” 

Les chaînes de transmission. Au mois de mai 2020, une épidémie d'encéphalite a éclaté dans l'Ain, à cause de… fromage de chèvre. En réalité, c'est toute une chaîne de transmission entre espèces animales qui s'est établie, jusqu'aux humains. En effet, comme le montre une enquête de Santé Publique France, l'encéphalite a été causée par des tiques, qui l'ont transmis à des troupeaux de chèvres du bassin d'Oyonnax. Le virus s'est ensuite propagé chez l'Homme par la production de fromage. Ces chaînes de transmission sont fréquentes chez les maladies qui touchent les humains (certaines grippes, potentiellement le nouveau coronavirus, etc.) et la compréhension des mécanismes de transmission inter-espèces est primordiale pour aider à développer de meilleurs traitements.
Cette approche accorde un rôle majeur aux vétérinaires et propriétaires ou gestionnaires d’animaux ainsi qu'aux personnes en contact régulier avec les faunes domestique et sauvage et l’environnement (et en particulier : éleveurs mais aussi pêcheurs, chasseurs, forestiers et gestionnaires d'espaces protégés). Pour l'OIE, sa mise en œuvre passe par « de nouveaux mécanismes amenant tous ces acteurs à s’informer mutuellement et à agir d’une manière concertée, en liaison avec les gestionnaires de la santé publique qui travaillent le plus souvent dans nos pays membres sous l’égide des ministères de la Santé, qu’ils soient fonctionnaires de l’État, personnels de collectivités ou médecins libéraux »3.
Samuel Soubeyrand, lui, est directeur de recherche de l'unité Biostatistique et Processus Spatiaux. Il pratique l'épidémiosurveillance, une méthode d'analyse mise en avant pendant la crise du SARS-CoV-2. “L'alerte sanitaire que la Chine aurait pu émettre à l'époque aurait certainement permis de déceler cette maladie émergente, désormais connue sous l'appellation de Covid-19. La bataille de la détection a été perdue”, déclare-t-il. “La gagner nous aurait permis d'anticiper l'épidémie, d'adapter les plans d'actions et de lutte sanitaire, ou encore d'initier des recherches de laboratoire spécifiques au SARS-CoV-2.” Pour détecter de manière précoce les potentielles épidémies futures, l'épidémiosurveillance repose sur deux leviers, d'après M. Soubeyrand : l'analyse des données métagénomiques des populations, et l'analyse des “autres” données, celles des réseaux sociaux, des recherches internet de symptômes, de la fréquentation des parkings hospitaliers, etc.

CHP is proud of our integrated model of care – when we say that we treat the whole person, we truly mean it. Behavioral health and nutrition services are located right at the medical practices, our dentists take your blood pressure before treating you, and our clinicians ask you about things such as housing, food insecurity, and other determinants that affect your health beyond the physical.


Directeur de recherche à l'Institut Génétique Environnement et Protection des plantes de Rennes, Christophe Mougel étudie les phytobiomes (l'association des plantes, de leur environnement de croissance et de leur microbiote), une toute nouvelle vision de la plante en tant qu'écosystème, ou en tant que “super organisme végétal”, comme il le décrit. Les travaux de son Institut consistent à mieux comprendre le rôle des microbiotes et leurs fonctions au sein des espèces végétales. Il s'agit de décrire et de comprendre ce lien en vue notamment de développer “une agriculture de précision voire une agriculture personnalisée à l'échelle d'une exploitation”, comme l'explique M. Mougel.
Cette initiative promeut donc une vision holistique et intégrée de « La santé » (c'est-à-dire sans isoler la santé humaine, de la santé animale et de celle de l'environnement, et en cherchant à mieux comprendre et utiliser les interactions complexes qui existent entre ces trois domaines). Elle encourage une collaboration transdisciplinaire ou multidisciplinaire (à co-égalité) et une communication interdisciplinaire entre les domaines vétérinaires et médicaux (en incluant les médecins ostéopathes, dentistes, la santé mentale, etc.) ainsi qu'avec d'autres scientifiques concernés par la santé, les soins et l’environnement (santé environnementale) et avec des éthologues, anthropologues, économistes, sociologues, etc.

We know ads can be annoying, but they’re what allow us to make all of wikiHow available for free. Please help us continue to provide you with our trusted how-to guides and videos for free by whitelisting wikiHow on your ad blocker. If you really can’t stand to see another ad again, then please consider supporting our work with a contribution to wikiHow.
×