Samuel Soubeyrand, lui, est directeur de recherche de l'unité Biostatistique et Processus Spatiaux. Il pratique l'épidémiosurveillance, une méthode d'analyse mise en avant pendant la crise du SARS-CoV-2. “L'alerte sanitaire que la Chine aurait pu émettre à l'époque aurait certainement permis de déceler cette maladie émergente, désormais connue sous l'appellation de Covid-19. La bataille de la détection a été perdue”, déclare-t-il. “La gagner nous aurait permis d'anticiper l'épidémie, d'adapter les plans d'actions et de lutte sanitaire, ou encore d'initier des recherches de laboratoire spécifiques au SARS-CoV-2.” Pour détecter de manière précoce les potentielles épidémies futures, l'épidémiosurveillance repose sur deux leviers, d'après M. Soubeyrand : l'analyse des données métagénomiques des populations, et l'analyse des “autres” données, celles des réseaux sociaux, des recherches internet de symptômes, de la fréquentation des parkings hospitaliers, etc.
« Que ce soit par transmission alimentaire (maladie de la vache folle, salmonelloses), par transmission vectorielle (fièvre du Nil occidental, fièvre de la vallée du Rift, encéphalites à tiques), ou encore par simple contact (rage), les possibilités de transmission interspécifique sont multiples et demandent une approche collaborative entre les secteurs de la santé animale et de la santé humaine pour prévenir et contrôler ces infections »4.
Le mouvement One Health souhaite développer des synergies qui feront – selon lui – mieux progresser les soins de santé au 21e siècle ainsi que la recherche biomédicale, tout en améliorant l'efficacité des dispositifs de santé publique, grâce notamment un à élargissement et meilleur partage des connaissances scientifiques, l'amélioration de la formation médicale et de l’efficacité des soins cliniques.
Le département de Santé Animale de l'Institut, dirigé par Muriel Vayssier-Taussat, étudie les interactions entre la santé animale et humaine. “Pour préserver la santé de l'Homme, une des voies est de préserver la santé animale” explique-t-elle. Mais cette protection ne doit pas être menée n'importe comment. Ces dernières années, il a été observé que la résistance aux antibiotiques avait largement augmenté chez de nombreux animaux dû à un usage massif. Ceci contribue à l'apparition de nouveaux virus plus résistants et donc potentiellement plus facilement transmissibles à l'Homme. L'unité Génétique Animale et Biologie Intégrative, dirigée par Claire Rogel-Gaillard, se consacre à l'étude de la diversité génomique en élevage, et son lien avec les santés : “Comment sélectionner des animaux qui vont être en bonne santé [...] tout en limitant l'usage d'anti-infectieux et en réduisant l'empreinte environnementale ? Il y a en fait un lien assez fort entre la durabilité des systèmes d'élevage et la santé des Hommes et animaux de la Terre.” A l'aide de travaux sur la variabilité individuelle des réponses immunitaires (aux maladies et aux vaccins) sur les animaux d'élevage, Mme Rogel-Gaillard explique qu'il “n'existe pas d'animal complètement optimal dans toutes les conditions et dans tous les environnements [...]. Une génétique optimale dans un environnement peut ne pas être optimale dans un autre.” 
Cette discipline tient une place particulière dans l’approche One Health s’appuie sur le fait que certains animaux souffrent d'un grand nombre de maladies bactériennes, virales, parasitaires aigües ou chroniques (maladies cardiovasculaires, cancer, diabète, asthme, arthrite..) que les humains et que certaines de ces maladies peuvent passer de l’animal à l’homme et réciproquement (grippe, tuberculose par ex.). Certaines maladies ont même été détectées et étudiées chez l’animal bien avant d’être reconnues chez l'homme (l’insuffisance cardiaque induite par le stress en élevage ou dans la faune sauvage a été décrite une trentaine d'années avant d’être reconnue chez l'homme23. Des médecins et anatomistes de l’antiquité avaient bien compris que la dissection et l'étude des animaux malades pouvait aider à comprendre les maladies humaines24, notamment pour les troubles musculo-squelettiques. De Galen à William Harvey, l’anatomique comparative et les études physiologiques utilisant des animaux ont permis des progrès importants en médecine (c’est par exemple ainsi que Frederick Banting et Charles Best ont découvert l'insuline25).
Son premier colloque s'est tenu en 201118. Cette même année au mois d'aout, à l'issue d'une consultation interministérielle pilotée par le ministère des Affaires étrangères et européennes, la France a officiellement validé ce concept dans un document intitulé Position française sur le concept « One Health/Une seule santé » : Pour une approche intégrée de la santé face à la mondialisation des risques sanitaires4

Dans un contexte économique de plus en plus concurrentiel, la santé des collaborateurs d’une entreprise est devenue ces dernières années, un facteur important de croissance. Investir sur la plus grande richesse d’une entreprise qu’est le capital humain, c’est améliorer la compétitivité et la productivité de chaque structure professionnelle. Les études scientifiques sont unanimes sur le sujet. L’amélioration de la qualité de vie au travail augmente de manière significative les performances d’une entreprise.


In all our work, an emphasis is placed on building partnerships for change among international agencies, governments, nongovernmental organizations, corporations, national ministries of health, and most of all, with people at the grass roots. We help people acquire the tools, knowledge, and resources they need to transform their own lives, building a more peaceful and healthier world for us all.
Coffee, as you may already know, is a natural laxative and can be a potential diuretic. It can help remove waste, along with water and, of course, toxins, from your body. It defeats the purpose of trying to detox, however, if you add creamer and sugar. In addition, because the effects of coffee (consumed in considerable amounts) are unclear, you should limit how much you consume.
×